Revue semestrielle de linguistique et littératures romanes

Éthique de la publication

Afin de garantir des publications de haute qualité, de maintenir la confiance du public dans les résultats des recherches consultées, et d’attribuer le crédit dû aux auteurs pour leurs idées, ces derniers doivent faire preuve d’intégrité scientifique et d’éthique.

À cet effet, les pratiques suivantes sont à proscrire :

  • Falsification et fabrication de données

La fabrication de données signifie que le chercheur n’a pas réellement réalisé l’étude et a créé les données de toutes pièces. La falsification de données, quant à elle, concerne le fait de modifier des données réelles pour influencer les résultats de la recherche.

  • Plagiat

Utiliser les idées ou le travail d’autres scientifiques sans leur attribuer les crédits appropriés constitue une fraude et relève de la malhonnêteté. Le plagiat inclut également la copie, même d’une seule phrase, d’un autre manuscrit (y compris un manuscrit déjà publié par l’auteur lui-même) sans citation adéquate. Il est essentiel en outre de reformuler avec ses propres mots.

  • Soumissions multiples

Soumettre un même manuscrit à plusieurs revues simultanément est contraire à l’éthique. Cette pratique fait perdre leur temps aux éditeurs et évaluateurs et peut nuire à la réputation des auteurs et des revues concernées si l’article est publié dans plusieurs journaux. Toute republication ultérieure devra être rétractée.

  • Publications redondantes (ou « publication salami »)

La publication de plusieurs articles très similaires basés sur la même expérience est à bannir. Il est recommandé de combiner les résultats d’une même étude dans un seul article robuste, plus susceptible d’intéresser les revues sélectives. Les éditeurs rejettent souvent des articles faibles qu’ils soupçonnent d’être issus d’une segmentation excessive des résultats.

  • Contribution et attribution incorrectes des auteurs

Tous les auteurs mentionnés doivent avoir contribué de manière significative à la recherche décrite dans le manuscrit et approuvé toutes ses conclusions. De même, il est important de ne pas omettre ceux qui ont apporté une contribution scientifique notable, y compris les étudiants et les techniciens de laboratoire. Il est également interdit d’attribuer le titre d’auteur à toute personne n’ayant pas participé au travail de recherche.

  • Utilisation d’outils d’intelligence artificielle

Les outils d’intelligence artificielle générative ou d’assistance à l’écriture ne peuvent être considérés comme auteurs ou coauteurs d’une publication. Les auteurs humains demeurent entièrement responsables du contenu soumis, notamment de l’exactitude des informations, des citations et des références bibliographiques, de l’originalité du texte ainsi que de la validité des analyses, interprétations et conclusions présentées.

L’utilisation d’outils d’intelligence artificielle pour des corrections limitées d’orthographe, de grammaire, de ponctuation ou de typographie ne nécessite pas de déclaration. En revanche, toute utilisation substantielle – notamment pour la génération, la reformulation ou la réorganisation de passages, la traduction, la synthèse de sources, l’aide à l’élaboration de l’argumentation ou l’analyse de données – doit être signalée lors de la soumission, en précisant l’outil employé et la nature de son utilisation.

L’intelligence artificielle ne saurait se substituer à la contribution intellectuelle propre des auteurs. Ceux-ci sont tenus de vérifier dans les sources originales toutes les références, citations et informations factuelles proposées par ces outils. Une utilisation substantielle non déclarée susceptible de compromettre l’originalité ou l’intégrité scientifique du travail peut entraîner le rejet ou, après publication, la rétractation de l’article.

Procédure de traitement des allégations de mauvaise conduite

Tout au long du processus d’évaluation, les évaluateurs, le comité scientifique ainsi que toute l’équipe éditoriale de l’Écho des études romanes s’engagent à veiller au respect de ces normes éthiques. Toute allégation de mauvaise conduite, même postérieure à la publication du texte en question, sera minutieusement examinée par un évaluateur désigné et discutée par le conseil scientifique du journal. Si le comité scientifique constate une violation des principes éthiques, le texte en question sera rejeté ou, le cas échéant, rétracté de l’édition électronique déjà publiée, avec mention de la justification de la rétraction.